mercredi 11 janvier 2012

La Sainte Trinité

LE PÈRE

Précédant toute chose, nul ne peut Le voir, ni avoir aucune relation avec Lui.

Il créé toute chose, mais de manière spontanée, sans aucune intention.

Il est amour infini, mais pas dans le sens qu’Il aime quelque chose ou quelqu’un ; en effet, comme Il est avant que toute chose soit, y compris le temps et l’espace, Il est le seul et l’unique dans Son royaume qui est Lui-même.


LE FILS

Le Fils, c’est Adam, l’ensemble des êtres vivants.

Adam, s’est endormi, il vit maintenant dans la l’inconscience de l’existence du Père. Le sommeil de l’inconscience et de l’ignorance ont produit la Chute, l’apparition du péché et de la vertu, l’apparition de la Loi, ainsi que l’apparition du ciel et de l’enfer.

L’ignorance consiste à croire que nous sommes (les auteurs de) nos actes et (de) nos pensées, et à rechercher le bonheur tout en fuyant la souffrance.


LE SAINT ESPRIT

Le Saint Esprit est le fruit de l’union de l’Epoux (Dieu) et de l’Epouse (les hommes). A Son niveau, il n’y plus de séparation entre le Père et le Fils, Il est la Lumière qui transcende la dualité entre ce qui vient de la Lumière et ce qui vient du Monde.

Aucun mot ne peut le décrire, Il n’est ni manifesté ni non-manifesté. Il n’est ni transcendant ni ordinaire. Il ne peut jamais être vu, bien qu’en réalité il soit impossible de voir autre chose. Il ne peut pas être ni recherché ni trouvé ni aimé ni haï.

L'enfer est pavé de bonnes intentions

Vouloir le bonheur des gens en général, et en particulier celui de nos proches n'est pas un péché! Le péché commence quand nous pensons savoir mieux que l’autre ce que l’autre doit faire pour être heureux.

Par exemple, je souhaite que mon petit frère ait une vie heureuse et le cœur en paix. Mais j’ai remarqué que souvent je ne me comporte pas avec lui comme un frère, mais que je joue tantôt le rôle d’un gourou ou d’un maître spirituel, tantôt le rôle d’un coach professionnel, tantôt le rôle d’un thérapeute, voire d’un père, etc.

En disant, ou même en suggérant à l’autre ce qu’il doit faire ou ne pas faire, je me comporte en fait comme un juge… et le « juge ment » ! « Juger, ce n’est pas comprendre » déclara Châteaubriand, « Juger, ce n’est pas aimer » aurait pu dire Jésus…


HYGIENE RELATIONNELLE

En fait cette erreur est très commune : en France par exemple, tout le monde sait bien que si les politiciens faisaient plus ceci et moins cela tout irait mieux. Tout le monde est persuadé que si « le monde va mal » c’est à cause de ce que fait untel ou untel : « Tous les problèmes viennent des islamistes ! », « Tous les problèmes viennent des patrons et des milieux d’affaires ! », « Tous les problèmes viennent des étrangers ! », etc.

On pourrait penser que cette attitude qui consiste à juger son prochain est correcte dans certains cas, par exemple lorsque l’on doit éduquer un enfant. Mais c’est faux, il est erroné de dire à un enfant : « Tu n’aurais pas dû faire ça, c’est mal ! ». Il est au contraire adéquat de lui expliquer que « faire le mal, revient à se faire du mal » et de lui dire de manière paisible que l’on souhaite qu’il soit heureux et qu’il ne pose pas des actes contraires à l’éclosion de son propre bonheur.

Maintenant que j’ai réalisé mon erreur, je vais essayer d’être plus dans la « vision » et moins dans la « pensée ». Si on regarde les gens sans les juger, ils sont en faite toujours tous très beaux, ils sont constamment remplis de lumière, et pour cette raison ils sont dignes de recevoir un regard de tendresse aimante, indépendamment de leur comportement.

Au fond du désert où Dieu te mène

HYMNE POUR UN SAINT MOINE

Au fond du désert où Dieu te mène, pécheur au cœur brisé, les larmes qui murmurent lavent la plaie, la souillure : plus de terre desséchée, tu deviens le domaine où meurt la nuit, tu renais à la vie.

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Le jour attendu enfin s’avance, et toi, tu sens monter le souffle qui t’enfante, il vient saisir ton attente : plus de terre abandonnée ; une longue patience ouvre aujourd’hui le jardin de ta vie.

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L’esprit a comblé ta solitude, témoin au cœur blessé, le monde t’environne, en toi sa peine résonne : plus de frère délaissé ; tu deviens multitude, un lieu béni d’où rayonne la vie.

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